” ¿Está la Iglesia Católica, con su actitud, justificando la agresión sexual? ” [l’Eglise catholique, de part son attitude, justifie t’elle les agressions sexuelles ?] : Une excellente question posée par Juan Robledo, photographe pour la revue de gauche “Processo”, sur laquelle nous avons temporairement terminé une discussion entamée par la lecture de l’un des derniers posts de son blog perso.
Il y parle des recommandations de l’Eglise mexicaine pour éviter tout ennui si vous êtes une fragile jeune femme (tout droit sortie du moyen-âge de préférence) :
. No uses ropa provocativa… [ne met pas de vêtement provocants].
. Cuida tus miradas y tus gestos… [gaffe à tes coup d’oeil et tes gestes].
. No te quedes sola con un hombre, aunque sea conocido… [ne reste pas seule avec un homme, même si tu le connais].
. No permitas familiaridades de tus amigos o parientes… [ne permet pas de familiarités de la part de tes amis ou de ta famille].
. No admitas pláticas o chistes picantes… [n’admet pas les discussions ou les blagues ayant trait au sexe].
. Busca ayuda cuando sospeches una mala intención… [cherche de l’aide quand tu suspectes une mauvaise intention].
En plus d’être complètement ridicule, cette todo-list de la femme moderne (vue par l’Eglise Catholique mexicaine) comporte un danger : le sous-entendu convenu que si une femme a le mauvais goût de ne pas respecter l’un de ces conseils rétrograde, elle soit directement responsable de tout ce qui pourrait lui arriver !
Dans un pays profondément machiste et foncièrement violent comme le Mexique, c’est quasimment un permis-de-violer que donne là les curetons. De plus, et je rejoins Juan dans ses pensées : ” les niega el derecho al placer sexual, las define como máquinas de procrear ” [l’Eglise nie le droit aux femmes au plaisir, elle les définit comme des machines à procréer et point]. Bienvenidos en 2008 !